Les 5 compétences clés pour devenir Traffic Manager

Par

Rémi Kerhoas

S'il y a bien un marché tendu en ce moment, c'est celui du marketing digital. Et les Traffic Managers ne font pas exception ! Alors comment en profiter pour booster votre carrière ? Voici les compétences à travailler pour cela.

Notez que je vais forcément être un peu biaisé dans mon article : je vais prendre une perspective plus agence qu’annonceur. On ne se refait pas…

La compétence #1 du Traffic Manager : la relation client

Alors je me doute que ça paraît bateau comme compétence numéro #1 mais, croyez-moi, après dix ans à exercer ce métier (et une centaine de collaborateurs formés), c’est de très loin la raison principale du succès des bons Traffic Managers.

Pourquoi ? Parce que ce métier est par définition challengeant : vous êtes en charge de la croissance de votre entreprise. On attend donc beaucoup de vous et il arrivera forcément un moment où les performances seront en berne. Et vous serez en première ligne pour corriger le tir : ça peut être stressant rapidement.

A ce moment-là, il faudra faire preuve de sang-froid, d’analyse, de pédagogie et de beaucoup de patience. Comme le dit Rudyard Kipling : “If you can keep your head when all about you are losing theirs and blaming it on you [...] you’ll be a Man, my son!

Le Traffic Manager est stratégique

Deuxième compétence clé pour le Traffic Manager : savoir être stratégique. Et si ce mot est galvaudé et perd de sa substance (au même titre que tous les autres buzzwords type innovation, growth, etc.), il n’en reste pas moins vital.

Alors qu’est-ce qu’être stratégique ? Ma définition toute personnelle est : savoir identifier ce qui fera avancer (ou reculer) le business de manière significative. Et par significatif, j’entends plus de 30%, minimum. 

Autrement dit, si vous êtes capables de vous regarder en face et de vous dire : “mon AB test va changer la donne de 0.5% au mieux… je vais focaliser mon attention ailleurs”, alors vous êtes stratégique.

Le Traffic Manager manie la data les yeux fermés

Pas de data ? Pas de stratégie. Ou alors une stratégie faite d’intuitions… et ça peut être dangereux. Que ce soit clair : la data n’est pas censée révolutionner votre manière de penser toutes les deux minutes. Mais elle doit vous confirmer dans telle ou telle direction, déjà pressentie avec d’autres signaux forts (dont votre intuition, pourquoi pas).

Par conséquent, si vous aimez utiliser des outils comme Google Analytics, si vous êtes véritablement attirés par la compréhension de ce qui crée un trafic de qualité sur un site Web ou une application, si vous êtes capables de rentrer dans le détail du fonctionnement d’une enchère Google Ads… vous êtes fait pour devenir Traffic Manager !

Notez qu’il existe beaucoup de facettes aux métiers de la data mais un Traffic Manager se concentrera sur :

  • L’analyse de la data en premier lieu : si vous êtes capables de comprendre que le ROAS est fonction du coût au clic, du taux de conversion et du panier moyen, vous êtes tout bon
  • La génération de la data en second lieu : le tracking (par exemple via Google Tag Manager), la gestion de la data (via un ETL et une base de données) et la visualisation de celle-ci (disons avec Looker Studio)

Le Traffic Manager a une connaissance technique des leviers d’acquisition

Un Traffic Manager pouvant intervenir sur beaucoup de leviers d’acquisitions, et ceux-ci pouvant être très spécifiques selon la niche du client / de l’annonceur, difficile d’être exhaustif. Ceci dit, les principaux leviers d’acquisition sont évidemment Google Ads (et notamment le SEA), Meta Ads (Facebook Ads si vous préférez), l’emailing, le SEO et pourquoi pas les eRP (et notamment les influenceurs).

Notez qu’en tant qu’agence focalisée sur le paid media, je n’ai pas la prétention de connaître les meilleurs outils d’emailing ou de SEO par exemple. Ceci dit, voici les régies publicitaires qu’il faut maîtriser pour tout Traffic Manager qui se respecte :

  • Google Ads et Meta Ads donc
  • Microsoft Ads
  • LinkedIn Ads
  • TikTok Ads

On pourrait facilement rajouter les outils d’analyse car ils sont étroitement liés aux leviers d’acquisition. Donc on peut citer :

  • Google Analytics
  • Google Search Console
  • AHrefs / SEMrush
  • Et même des CRMs type Hubspot, Pipedrive, Salesforce, etc.

Enfin, vous ne pourrez jamais tirer toute la valeur des outils mentionnés ci-dessus sans une excellente connaissance d’Excel. A minima, vous devez pouvoir construire un tableau croisé dynamique les yeux fermés.

Le Traffic Manager est (très) organisé

Ca paraît tomber sous le sens mais ce qui va sans dire va mieux en le disant ! Et c’est encore plus vrai en agence. Combien de fois ai-je vu des comptes Google Ads massacrés par manque d’organisation ? Combien d’équipes (côté annonceur comme agence) ont fait et défait leur propre travail pendant des années par manque d’organisation ? Honnêtement, c’est à pleurer.

Savoir qui fait quoi pour quand est vital, pour n’importe quelle équipe. Mais dans le cas du travail d’un Traffic Manager, c’est encore plus prégnant. Pourquoi ? Car il s’agit d’un métier de détail. Et le moindre grain de sable peut avoir des répercussions dramatiques sur les performances… et bon courage pour retrouver le fétu de paille dans la botte six mois plus tard !

Par conséquent, un Traffic Manager doit être à l’aise avec la gestion de projet et les outils de documentation. Par exemple, chez Quantads, on utilise Notion. Mais ça pourrait tout aussi bien être Asana, Trello, Monday.com, etc.

Conclusion

Le métier de Traffic Manager est à la croisée des chemins entre compétences humaines, business et techniques. Rien d’extraordinaire mais il faut avoir un petit sens geek, curieux et méthodique… sans pour autant tomber dans le stéréotype du personnage incapable de communiquer avec ses collègues. 

Donc si vous possédez ces 5 compétences, on aimerait beaucoup vous rencontrer chez Quantas. Vous passez prendre un café ?

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